Accueil / Qui édite Vestilie
L’auteur
Jimenez Julien, concepteur de Vestilie
Vestilie est né dans des chambres d’appartements français, devant des armoires ouvertes, avec un carnet et un mètre ruban. Cette page raconte ce qui a été observé, ce qui a été essayé, et pourquoi le logiciel compte des tenues prêtes plutôt que des sacs jetés.
Le point de départ : une armoire qui ne dit plus la vérité
La première penderie que j’ai cartographiée n’était pas la mienne. C’était celle de ma mère, un mois après son passage à temps partiel, dans un trois pièces de banlieue lyonnaise. Elle répétait la phrase que j’ai entendue des centaines de fois depuis : elle n’avait rien à se mettre. Nous avons compté. Cent quarante-huit pièces, dont trente-deux dans une taille qu’elle ne portait plus depuis six ans, quatorze en attente d’un ourlet jamais fait, et onze tailleurs achetés pour un poste qu’elle avait quitté.
Ce jour-là, l’évidence n’était pas qu’il fallait jeter. C’était que personne ne tenait de compte. Une penderie fonctionne comme un stock sans inventaire : on rachète ce qu’on possède, on conserve ce qui ne sert plus, et on paie chaque matin le prix de cette confusion en minutes et en découragement.
Ce que le terrain a appris
Pendant dix-huit mois, j’ai suivi le travail de personnes qui vivent de cette matière : des home organisers indépendantes, deux couturières de retouche en région parisienne et à Saint-Étienne, une responsable de dépôt vente féminin à Bordeaux et l’équipe d’une ressourcerie de l’agglomération nantaise. J’ai assisté à des séances de tri complètes, du portant monté dans le salon jusqu’au dépôt des sacs, et j’ai noté ce qui bloquait.
Trois blocages reviennent toujours. Le premier est la taille ancienne : aucune méthode générale ne dit quoi faire d’un pantalon qui n’est plus la bonne taille mais qui a coûté cher, et la femme qui trie se retrouve seule à trancher, avec un jugement sur son corps en prime. Le deuxième est la sortie : entre le dépôt vente qui refuse la moitié des pièces, le don qui suppose un déplacement et le point d’apport volontaire dont l’adresse est introuvable, la décision reste dans un sac au pied du portant. Le troisième est le retour de l’accumulation, six mois plus tard, faute d’un rendez-vous court et régulier.
J’ai aussi vu ce qui marche. Une couturière stéphanoise m’a montré son carnet de bordereaux : une ligne par pièce, une mesure, un prix, une date de reprise. Une home organiser d’Angers travaillait par usages, jamais par catégories : le lundi de bureau, le mercredi des enfants, le samedi des courses, la cérémonie de septembre. Ces deux gestes professionnels sont devenus le cœur de Vestilie.
Pourquoi un logiciel, et pas un guide de plus
Les guides de rangement ne manquent pas. Ils butent tous sur le même mur : ils ne comptent rien et ne se souviennent de rien. Or une penderie est un objet qui évolue, saison après saison, avec un corps qui change, un emploi du temps qui change et un logement qui change. Ce qui manquait, ce n’était pas un avis supplémentaire sur le style, c’était une mémoire.
Vestilie tient cette mémoire. Il enregistre une décision par pièce, avec une date et un motif d’une ligne. Il retient les mesures qui vous vont, les matières que vous supportez et les températures de votre bureau. Il compte les tenues réellement prêtes, pas les kilos sortis. Et il rappelle, chaque semaine, le seul geste utile du moment.
Le choix de la spécialisation est délibéré. Vestilie ne range pas la cuisine, ne gère pas les papiers, ne s’intéresse pas au garage. Il traite la penderie, le linge et les accessoires d’une femme entre quarante et soixante ans, à un moment où son corps, son poste ou son foyer a bougé. Un outil général aurait été moins utile sur chacun de ces points.
Quatre convictions produit
- Le corps n’est jamais un sujet de négociation. Vestilie n’émet aucun avis sur une silhouette, ne propose aucun objectif de taille et ne suggère jamais qu’une pièce serait à garder pour plus tard sans date. La seule question posée est celle de l’usage réel.
- Une décision sans date n’est pas une décision. Chaque issue de la matrice porte un horodatage, et les pièces mises en attente reçoivent une échéance de réexamen à six mois. C’est ce qui empêche la pile indécise de se reformer.
- La sortie fait partie du tri. Tant qu’un vêtement est dans un sac dans l’entrée, le travail n’est pas fini. L’orientation vers le dépôt vente, la ressourcerie ou un point d’apport volontaire de la filière REP textiles, linge de maison et chaussures est traitée dans le logiciel, avec les adresses de la commune et ce que chaque structure accepte réellement.
- Le progrès se mesure en tenues, pas en volume. Une penderie réduite de moitié mais sans tenue prête est un échec. La jauge des tenues prêtes est l’indicateur principal du produit, et elle ne bouge que lorsqu’une tenue complète est validée, retouches faites.
La méthode, telle qu’elle est appliquée
La première semaine ne touche à rien. Elle sert à décrire la vie réelle : horaires, trajets, températures, obligations, événements des trois mois à venir. La deuxième semaine photographie, usage par usage, sans commentaire. La troisième arbitre, section par section, avec un plafond de temps pour éviter la séance de six heures qui décourage. La quatrième compose les capsules et calcule la liste des manques, bornée à cinq pièces pour la saison.
Ensuite vient le maintien, qui est la partie la moins spectaculaire et la plus déterminante. Quinze minutes par semaine, vingt minutes par mois. Les abonnées qui tiennent ce rendez-vous conservent une penderie stable d’une saison sur l’autre ; celles qui l’abandonnent voient les piles revenir avant l’hiver suivant. C’est le seul point sur lequel le produit insiste.
L’éditeur : MLJ
Vestilie est édité par MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. J’en suis le fondateur et le directeur de la publication.
MLJ conçoit des logiciels français de niche, pensés pour une situation précise et pour une seule population. L’entreprise ne vend aucune donnée, n’installe aucun outil de mesure d’audience sur ses sites et ne pratique aucune publicité comportementale. Le modèle est simple : un abonnement mensuel, résiliable, payé par les personnes qui utilisent l’outil.
Les partenariats de Vestilie se nouent avec des professionnelles du terrain : conseillères en image, ateliers de retouche, dépôts vente féminins, ressourceries et associations locales. Ce sont elles qui voient passer les penderies, et leurs retours orientent la feuille de route bien plus que n’importe quelle étude.
Ce que je publie dans La Jauge des tenues
Le magazine de Vestilie porte le même travail que le logiciel, en accès libre. J’y écris la méthode de tri cintre par cintre, les règles françaises de revente, de don et de recyclage textile, le calendrier des arbitrages et le chiffrage de ce qu’une penderie immobile coûte réellement. Les neuf articles ci-dessous ont été publiés le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne, et sont mis à jour au fil des évolutions de la filière.
- Comment arbitrer une penderie qui contient trois tailles différentes sans tout ressortir ?, guide pratique
- Que dit vraiment la loi AGEC quand vous videz une penderie à la maison ?, reglementation
- Pourquoi vos sacs de dons restent ils bloqués dans le couloir depuis trois mois ?, erreurs a eviter
- Faire retoucher, revendre ou donner une pièce devenue trop petite: comment décider ?, comparatif
- Comment reconstruire une penderie de travail en trois semaines avant une prise de poste ?, cas d usage
- Que faut il préparer avant de déposer un lot de vêtements dans un dépôt vente ?, checklist
- À quels moments de l’année faut il rouvrir sa penderie pour éviter les rachats ?, calendrier
- Combien vous coûte chaque mois une penderie pleine que vous n’arrivez pas à porter ?, chiffrage
- Qu’est ce qui change en France pour revendre, réparer et recycler vos vêtements ?, tendances
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Vous pouvez me suivre et me joindre sur les espaces suivants. Pour toute question sur Vestilie, l’adresse jimenezjulien42@gmail.com reste la voie la plus directe, avec une réponse écrite sous vingt-quatre heures ouvrées.